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Visite du pape Léon XIV : comment la France entraîne son système de lutte anti-drones dans les Yvelines
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.à peine plus gros qu'un robot de cuisine, un mini-drone pourrait devenir l'un des nouveaux défenseurs du ciel français. Il est conçu pour contrer les plus petits drones, ceux qui, malgré leur taille, peuvent représenter une menace. Son principe est simple : un drone pour intercepter un autre drone. "Ils refont une démonstration. Ils ont envoyé un drone cible", nous indique le capitaine Julian lors de notre visite à Beynes, dans les Yvelines, jeudi 17 septembre.Un sifflement, caractéristique d'un drone en approche, se fait alors entendre. "On peut considérer que c'est comme une victoire. Il l'a ciblé, il a fait une première passe, où on a pu voir qu'il était passé à côté, mais immédiatement il recalcule sa trajectoire pour venir le frapper", pointe le militaire."L'échec fait partie de la progression, si je puis dire. Il n'y a pas de perdants, il n'y a pas de gagnants. Comme c'est un essai, comme c'est tout neuf, on apprend, et en fin de compte, l'industriel va retirer tout ce qu'il peut de cet enseignement, voir s'il faut modifier, soit l'objet en tant que tel, ou alors toute la partie algorithme", explique le lieutenant-colonel Lionel.Un système mobilisé lors des grands événements, comme la venue du papeEncore en phase de test, cet appareil doit permettre de répondre à une menace qui évolue rapidement. Pendant une semaine, militaires, policiers, gendarmes et industriels travaillent ensemble pour tester en conditions réalistes toute la chaîne de défense. En salle de commandement, une fois le drone repéré, tout s'accélère. Il faut identifier l'appareil, déterminer s'il représente une menace et choisir le moyen de le neutraliser. Ici, les militaires testent aussi notamment le brouillage pour empêcher le drone de poursuivre sa mission. "Vous voyez derrière moi cette caméra extra-vision, qui permet de détecter tous les drones en temps réel, à la seconde près, et, avec le brouilleur que vous voyez aussi ici, ils vont pouvoir envoyer une onde magnétique beaucoup plus forte que celle du télépilote qui s'est introduit dans la zone, et pouvoir prendre le dessus, et donc, le neutraliser", détaille sur place Mohamed Mezeraï, journaliste franceinfo.Derrière cet exercice, un enjeu très concret : être capable de protéger le ciel lors des grands événements. "La menace, c'est vraiment plus le télépilote que le drone lui-même. L'enjeu, c'est vraiment de coordonner les alertes qu'on a. On voit un drone, on détecte la position du télépilote et on coordonne l'interpellation du télépilote en même temps qu'on neutralise le drone", nous précise-t-on.Une capacité qui sera notamment mobilisée la semaine prochaine pour la venue du pape Léon XIV : 80 personnes seront dédiées à la lutte anti-drone à Paris, et une cinquantaine à Lourdes.
Source
Franceinfo
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