Un jeune de 15 ans "plutôt" proche de l'ultradroite et soupçonné d'avoir envisagé une attaque terroriste sur son ancien lycée dans le Rhône a été mis en examen à Paris vendredi, selon des source proches de l'enquête. L'adolescent a été placé sous contrôle judiciaire et les investigations ont été reprises par le Parquet national antiterroriste.

Publié le : 19/09/2026 - 08:47Modifié le : 19/09/2026 - 08:51

Un adolescent de 15 ans, "plutôt" proche de l'ultradroite, a été mis en examen vendredi à Paris pour avoir envisagé une attaque "particulièrement préparée" dans son ancien lycée dans le Rhône, a appris l'AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Monde.

L'adolescent envisageait une attaque au couteau, ont précisé deux sources proches de l'enquête, mais il n'avait pas planifié "de date", note une autre source proche du dossier.

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Il avait toutefois réuni "le matériel" et notamment "des couteaux", selon ces mêmes sources. Les enquêteurs ont également retrouvé un sac, une tenue de type militaire ainsi qu'une chaîne censée être utilisée pour bloquer les portes du lycée, a précisé l'une d'entre elles.

Le jeune semble mu par "une idéologie avec des marqueurs plutôt d'ultradroite", analyse l'une de ces sources, selon laquelle il envisageait de "cibler de manière indifférenciée les élèves" de son ancien lycée, "dont il avait été exclu".

A ce stade de l'enquête, le jeune, interpellé dans le Rhône par la sous-direction antiterroriste, paraît entretenir une "fascination pour les tueries de masse", abonde une source proche, et avoir été affecté par la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite radicale tué en février à Lyon.

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Le parquet de Lyon a d'abord dirigé l'enquête, puis les investigations ont été reprises par le Parquet national antiterroriste (Pnat).

Cette saisine a notamment été justifiée par l'exploitation du téléphone du jeune homme, a appris l'AFP auprès de l'une des sources proches.

Sur des conversations sur le réseau social Snapchat, le suspect aurait informé d'autres internautes de ses velléités, a encore appris l'AFP de source proche.

Le juge d'instruction a prononcé sa mise en examen pour délit de participation à une entreprise individuelle terroriste.

L'information judiciaire avait été ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Le suspect a été placé sous contrôle judiciaire, contrairement aux réquisitions du Pnat, qui avait demandé sa détention provisoire.

Parmi les obligations, l'adolescent doit notamment "respecter les conditions d'un placement éducatif" et "se soumettre à des mesures de suivi psychologique ou psychiatrique", a précisé le parquet, qui a également réclamé l'interdiction de détenir une arme.

Contacté par l'AFP, son avocat Me Eliott Amzallag a insisté "sur l'impérieuse nécessité pour les services éducatifs de travailler avec ce jeune et de l'accompagner sereinement dans sa reconstruction pendant que l'information judiciaire se poursuit".