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"Nous ne sommes pas à Naples" : à Thizy-les-Bourgs, le linge étendu sur les balcons interdit
"Nous ne sommes pas à Naples", a justifié l’élu sur les réseaux sociaux. Depuis ce jeudi, les habitants de Thizy-les-Bourgs ne peuvent plus étendre leur linge aux fenêtres ou sur les balcons. La municipalité a officialisé cette interdiction dans un communiqué publié sur Facebook. En cas de non-respect de l’arrêté, les habitants s’exposent à une contravention. "Ça fait sale quand on passe dans la rue" Pour le maire, cette décision fait suite à des situations constatées dans certains immeubles. La municipalité affirme avoir tenté, en vain, de dialoguer avec les foyers concernés avant de prendre cet arrêté. "Pour des familles qui viendraient s'installer sur la commune, quand vous avez ça, je suis désolé, mais ça n'attire pas", explique Rémi Berthous, maire RN de Thizy-les-Bourgs au micro de BFM Lyon. 'J'ai envie de dire que le moche appelle le moche, le beau appelle le beau. Donc nous, on veut faire en sorte que notre commune rayonne, qu'elle soit attractive." Pour Marie-Claude, voir du linge depuis la rue donne une mauvaise image de la commune : "Ça fait sale quand on passe dans la rue. C'est des grandes nappes de toutes les couleurs qu'on voit." Melissa parle de l'accumulation d'objets sur certaines rambardes. "Il y a des gens qui ont déjà ramassé des chaussettes, des culottes. Aussi, au niveau de la rambarde, il y avait des vélos, des baignoires en plastique, un peu de tout", raconte-t-elle. Une interdiction jugée excessive Mais l'arrêté ne fait pas l'unanimité. Certains habitants jugent la mesure disproportionnée et pensent que la municipalité devrait s'occuper d'autres priorités. Melissa affirme qu'il est "complètement débile" de sanctionner l'ensemble des habitants pour des comportements attribués à quelques personnes. Même constat pour Brahim, habitant de Thizy-les-Bourgs. "Je pense qu'il y a beaucoup plus de choses importantes à faire à Thizy avant de s'occuper d'une histoire de chiffons. Dans notre ville, il y a beaucoup de gens en difficulté, des gens au niveau alimentaire qui sont démunis, des gens qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts chaque mois malheureusement", souligne-t-il.
Source
BFMTV
· Raphaël Blandamour avec Benjamin Hausser