Général
"Ni une invitation, ni une démarche de notre part": les organisateurs de la Techno Parade se désolidarisent...
C'est une visite contestée. Jack Lang, ancien ministre de la Culture et à l'initiative de la création de la Techno Parade il y a 28 ans, en 1998, s'est rendu sur l'événement qui faisait son retour dans les rues de Paris ce samedi 19 septembre. Si l'ancien président de l'Institut du monde arabe a décrit sur X son "bonheur de retrouver la Techno Parade dans les rues de Paris, après deux ans d’absence", sa présence n'a pas été aussi bien reçue du côté de l'organisation. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les comptes de la Techno Parade et de Technopol, organisateur de l'événement, ont annoncé se désolidariser de la venue de l'ancien ministre. "Sa venue ne résulte ni d'une invitation ni d'une démarche de notre part", ont notamment écrit les organisateurs, reconnaissant "le rôle historique qu'il a joué dans la création" de l'événement, tout en affirmant que cette implication ne constituait pas un "blanc-seing pour le présent". "Nous ne commentons pas les faits relevant de la justice. Toutefois, conformément à ses engagements, l'association tient à préciser que l'ancien ministre de la Culture et cofondateur de la Techno Parade ne représente pas Technopol et ne saurait être associé à l'image ni aux valeurs de la Parade", a aussi écrit Technopol. Jack Lang visé par une enquête préliminaire Jack Lang est visé par une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF) pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée", pour "les faits révélés par Mediapart relatifs à Caroline et Jack Lang" et leurs liens financiers supposés avec Jeffrey Epstein. Jack Lang est également soupçonné d'avoir présenté des responsables politiques français à Jeffrey Epstein lors de ses visites à Paris. Si aucune charge ne pèse, à ce stade, contre l'ancien ministre de la Culture, les documents rendus publics par le ministère américain de la justice le 30 janvier dernier, relatifs à Jeffrey Epstein, mentionnent son nom à 673 reprises dans des échanges avec le pédocriminel américain. Fragilisé par la mise au jour de ces échanges, Jack Lang avait finalement démissionné de son poste de président de l'Institut du monde arabe en février 2026.
Source
BFMTV
· Charlotte Denquin