Le Congrès américain a adopté, dans la nuit du 16 au 17 septembre, un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, à l’issue de longues négociations. Dans la presse russe, l’attention se porte moins sur la sévérité des mesures du texte que sur cette question : le président américain s’en servira-t-il comme moyen de pression ou en fera-t-il réellement usage ?

“Comme Graham dans un ciel serein”, c’est par ce clin d’œil que Kommersant titre son article sur le nouvel arsenal de sanctions voté par le Congrès des États-Unis. Le quotidien économique autorisé détourne ainsi le proverbe russe “comme un coup de tonnerre”, remplaçant le mot grom (“tonnerre” en russe) par le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, principal initiateur du projet de loi, mort en juillet dernier. Après plus d’un an de discussions, le Congrès américain a adopté le texte, ce 17 septembre, par 262 voix contre 159, après son passage au Sénat. Il doit désormais être signé par Donald Trump.

Le projet a cependant été largement remanié depuis sa première version. Il prévoit notamment de viser pour la première fois, côté américain, la flotte fantôme russe, mais cible aussi les secteurs de l’énergie et de la défense, Vladimir Poutine et plusieurs hauts responsables russes. Les droits de douane secondaires (visant les partenaires commerciaux de la Russie), qui auraient pu s’élever jusqu’à 500 %, ont été ramenés à 100 % et concernent surtout les grands acheteurs d’énergie russe, dont la Chine et l’Inde.

Donald Trump conserve toutefois une marge de manœuvre importante, grâce à cette loi, puisqu’il pourra en suspendre les mesures ou renoncer à les appliquer s’il estime que

En Allemagne, une journaliste infiltre le réseau des “agents jetables” recrutés par Moscou

La presse britannique estomaquée par le rapprochement entre le Canada et l’UE

Pourquoi l’affaire Sheeran-Macklemore fait-elle autant de remous aux États-Unis ?

“Le Kennedy Center démoli” ? Des clichés de Trump accentuent l’inquiétude