Les multiples canicules de l’été ont mis en péril le “pilier de la gastronomie tricolore”, observe “The Daily Telegraph”. Des rendements en baisse et une perte “douloureuse” pour les Français, poursuit le quotidien britannique, qui propose que son pays leur vienne en aide en envoyant leurs oignons outre-Manche.

“Mon Dieu ! Quel cauchemar*!” La France est en proie à une crise identitaire nationale. Les canicules successives, avec leurs pics de température à 44 °C et leurs bourrasques étouffantes, ont complètement ratatiné les plants d’oignon, pilier de la gastronomie tricolore. C’est la disette dans l’Hexagone.

Les récoltes s’annoncent réduites de moitié par endroits, et les étals des commerces se vident petit à petit. Exit le fond de cuisine qui apportait une touche de caractère à chaque plat, et bonjour* les recettes insipides. Et si d’autres légumes sont également touchés, c’est bien la perte de l’oignon qui s’annonce la plus douloureuse, et plongera dans le désarroi les cuistots de tout le pays.

Les premiers témoignages connus de culture de l’oignon remontent aux jardins d’Ur, en 2100 av. J.-C. Sachant que la cité sumérienne fut l’une des premières sociétés de l’humanité, voilà qui vient corroborer les observations de [la cheffe américaine] Julia Child dans son Mastering the Art of French Cooking [“L’Art de la gastronomie française”, inédit en français], publié en 1961 : “Il paraît difficile d’imaginer une civilisation sans oignons”, écrivait-elle. Mais l’oignon a beau être universel, ce sont les Français – comme l’indique le titre de son livre – qui ont fait de ce légume un trésor

Dans les cuisines du mont Athos, moines, morue salée et jus d’oignon

Onze raisons pour lesquelles la cuisine française est la meilleure du monde

Atlantiste et eurosceptique sur le fond, pugnace et engagé sur la forme, c’est le journal conservateur de référence. Fondé en 1855, comme le rappelle son titre en hommage à une technologie de communication alors révolutionnaire, il est le dernier des quotidiens nationaux d’envergure à ne pas avoir abandonné le grand format.

Détenu jusqu’au début de 2004 par le magnat de la presse Conrad Black, le titre a ensuite été la propriété des frères milliardaires David et Frederick Barclay. En 2023, sur fond de bras de fer financier, le journal a été saisi par les créanciers de la famille Barclay, qui se sont mis en quête d’un nouveau propriétaire, ainsi qu’à The Sunday Telegraph, regroupés au sein du Telegraph Media Group Holdings Ltd. Au terme de trois ans de rebondissements, le processus de vente, très commenté outre-Manche, a débouché début 2026 sur une reprise par l’allemand Axel Springer (Die Welt, Bild, Politico) pour la bagatelle de 660 millions d’euros.

Son agenda est très prisé, en raison notamment du Court Circular, qui présente tous les jours les activités de la famille royale. Un autre rendez-vous très attendu est le petit dessin de Matt, toujours élégant et drôle, publié en première page.