Les législatives du 27 octobre en Israël sont sans doute les plus déterminantes de son existence. Les élections de mi-mandat, le 3 novembre aux États-Unis, détermineront la capacité de l’administration Trump à poursuivre son calendrier politique. Dans “The New York Times”, l’éditorialiste Thomas Friedman observe qu’avec ces deux échéances, “c’est l’avenir de la démocratie dans ces deux nations qui est en jeu”.
Le 27 octobre et le 3 novembre 2026 se profilent comme des dates décisives dans l’histoire de deux grandes démocraties, Israël et les États-Unis, où des élections à haut risque se tiendront, à une semaine d’intervalle à peine.
Pourquoi sont-elles si cruciales ? Car ce qui se joue dans les urnes ne se résume pas à l’avenir politique du président Donald Trump et du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. C’est le futur de la démocratie dans ces deux nations qui est en jeu.
Commençons par l’élection israélienne, qui vient la première. Nétanyahou est engagé dans une coalition aux côtés de suprémacistes juifs, qu’un ancien dirigeant du Mossad [Tamir Prado] décrit comme plus radicaux encore que le Ku Klux Klan.
Si ces derniers venaient à être réélus, ils pourraient mener à bien leur projet de saper l’autorité et l’indépendance de la procureure générale d’Israël et de la Cour suprême. Suivrait dans un second temps l’annexion de la Cisjordanie et de Gaza, puis le nettoyage ethnique des Palestiniens des deux régions. Et Israël en tant que démocratie n’existerait plus.
Le pays deviendrait alors un État paria, à l’image de l’Afrique du Sud pendant l’apartheid. L’État juif a déjà perdu le soutien d’une grande partie des démocrates aux États-Unis, de nombreux jeunes républicains
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Avec plus de 2 000 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 140 prix Pulitzer et près de 13 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 12 millions d’abonnés à la fin de 2025, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
Général
Israël et les États-Unis, deux démocraties en voie “d’autodestruction”
Source
Courrier International
· Thomas Friedman