Une attaque évitée de justesse ? Un adolescent de 15 ans a été interpellé et mis en examen, soupçonné de prévoir une attaque violente dans son ancien lycée du Rhône, a appris TF1, confirmant une information du Monde. C'est un ami de l'adolescent qui a permis aux enquêteurs de remonter la piste d'une possible attaque : le jeune homme s'est présenté dans un commissariat du Rhône en mai dernier, craignant que son ami ne "fasse une c***", évoquant alors des armes et une école. L'adolescent soupçonné a été interpellé le lendemain, reconnaissant les faits en garde à vue. Selon une source proche du dossier, il aurait envisagé une attaque contre son ancien lycée, dont il avait été exclu, et dans lequel il aurait ciblé de manière indifférenciée les élèves. Des notes sur la sécurité du lycée Lors d'une perquisition à son domicile, les enquêteurs ont notamment mis la main sur deux couteaux avec une lame de 10 cm. Une veste de type militaire ainsi qu'un pantalon ont également été retrouvés, avec une chaîne en acier de plus de deux mètres dont il comptait se servir pour fermer les grilles de l'établissement.Les enquêteurs ont également retrouvé des notes de repérage dans les affaires de l'adolescent. Ce dernier n'avait pas prévu de date pour son passage à l'acte, mais il avait noté qu'à 13h05 les surveillants du lycée ne faisaient plus attention à la présentation de la carte scolaire pour entrer dans l'établissement. Il aurait alors été possible pour lui de s'y introduire à ce moment-là. Selon des sources proches de l'enquête, s'il venait a priori d'un environnement familial stable, l'adolescent avait tendance à s'enfermer de plus en plus fréquemment seul dans sa chambre, développant une fascination pour les vidéos de tueries de masse aux États-Unis. "En bon fan des tueries aux US, son projet était de rentrer dans le lycée, et pas d'attendre les jeunes dehors", note une source proche du dossier. L'enquête met en lumière un penchant de l'adolescent pour une idéologie avec des marqueurs d'ultra-droite, la documentation, vidéos et archives de recherche retrouvées dans son téléphone au moment de son interpellation laissant également penser à une mouvance d'ultra-droite.  Une obligation de suivi psychologique À l'issue de sa garde à vue, l'adolescent a été placé en unité psychiatrique, dont il est sorti jeudi 17 septembre, poursuivant toutefois des soins en ambulatoire. Il a été interpellé et mis en examen à sa sortie. Le parquet national antiterroriste a requis son placement en détention provisoire, ouvrant une information judiciaire pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes. L'adolescent a été mis en examen pour délit de participation à une entreprise individuelle terroriste, avec une obligation de se soumettre à un suivi psychologique.  "La reconstruction de ce jeune est aujourd'hui l'enjeu essentiel", déclare auprès de TF1 son avocat, maître Eliott Amzallag. "Elle suppose que les services éducatifs l'accompagnent, dans un climat serein, le temps que l'information judiciaire aille à son terme." L'adolescent est aujourd'hui placé sous contrôle judiciaire strict, et se trouve dans un centre éducatif fermé.