Général
Guerre en Ukraine : Paris hausse le ton contre Moscou, une centrale nucléaire russe touchée par un drone
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 18 septembre 2026, au 1.668e jour du conflit. Le fait du jour Emmanuel Macron hausse clairement le ton. « La nature de l’agressivité russe et de ses menaces en Europe change », a-t-il prévenu lors d’une allocution à l’Elysée, après avoir réuni les chefs des partis politiques pour les entretenir de la situation internationale. Il a cité en exemple l’attaque contre un train de passagers tout près de la frontière polonaise en Ukraine, des incursions dans l’espace aérien de pays européens, ou encore une tentative d’attaque impliquant un drone chargé d’explosifs à l’aéroport allemand de Leipzig. Le chef de l’Etat a assuré que ces menaces ne changeaient pas la position française sur l’Ukraine, au contraire. Les attaques hybrides russes ne resteront « pas sans réponse », a-t-il averti. « Nous ne sommes pas intimidés. », a-t-il martelé. Il a aussi annoncé avoir demandé au gouvernement de « préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense » contre les « attaques de drones et les attaques cyber ». La déclaration du jour Toutes les attaques contre des installations nucléaires sont inacceptables, car elles pourraient mettre en danger la sûreté et la sécurité nucléaires, indépendamment de l’endroit où elles se produisent Le rappel à l’ordre du patron de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA). Cette dernière annonce que « la tour de refroidissement d’une unité de réacteur de la centrale nucléaire de Koursk, dans la Fédération de Russie, a été touchée par un drone tôt jeudi matin ». « Il a été rapporté que l’unité était en fonctionnement à ce moment-là, mais son mode de fonctionnement n’a pas changé et il n’y a pas eu d’incendie », précise-t-elle. Rafael Grossi, le patron de l’agence onusienne, en appelle à une « retenue militaire maximale pour prévenir le risque d’un accident nucléaire ». Le chiffre du jour 450. Le nombre de sièges à renouveler à la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Le scrutin législatif a débuté ce vendredi et doit se terminer dimanche. Sans suspense. « La manière dont sont organisées [ces] élections […] souligne l’érosion continue et croissante de la démocratie en Russie. Les autorités russes ont continué d’intensifier la répression systématique et institutionnalisée afin d’exclure toute force d’opposition démocratique », a commenté un porte-parole de l’Union européenne. La tendance Crispation entre Moscou et Londres. La Russie a convoqué la chargée d’affaires par intérim du Royaume-Uni pour protester contre la poursuite par Londres de « la hausse de ses livraisons de drones et d’autres systèmes d’armement » à l’Ukraine, a indiqué la diplomatie russe. « Il a été souligné que la ligne extrêmement conflictuelle adoptée par le Royaume-Uni sur la question ukrainienne visait manifestement à prolonger et aggraver le conflit armé à tous les égards, et ne faisait que repousser la perspective d’un règlement politique », a indiqué dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères. Sur un registre encore plus menaçant, la diplomatie russe ajoute qu’elle se « réserve le droit » de prendre des mesures de riposte et a rappelé que « toute installation militaire britannique en Ukraine utilisée pour mener des frappes contre le territoire russe constitue une cible légitime ».
Source
20 Minutes France
· Hélène Ménal