La guerre entre Donald Trump et une partie des médias américains a pris une nouvelle tournure : le président américain a tout bonnement interdit aux journalistes de la chaîne CNN et de deux autres médias d’entrer dans l’enceinte de la Maison-Blanche. Pourquoi ? Quelles sont les réactions ? On fait le point. Ça sort d’où, cette interdiction ? Donald Trump a créé la surprise vendredi en annonçant verrouiller « avec effet immédiat » les accès des chaînes télévisées CNN et MSNOW, et du média en ligne Politico, à la Maison-Blanche (et donc à la salle de presse que vous voyez dans la moitié des films hollywoodiens). La raison ? Sur son réseau Truth Social, le républicain a juste accusé les trois médias en question d’avoir une « couverture permanente de FAUSSES INFORMATIONS », selon ses propres termes. Il a aussi menacé d’interdire l’accès à « d’autres médias propagateurs de fausses informations ». Les journalistes ont-ils pu entrer ? Eh bien non. Des correspondants des trois médias ont rapporté ce samedi avoir été empêchés de rejoindre la Maison-Blanche. « J’ai essayé de scanner mon badge […] et cela n’a pas marché, un voyant rouge a commencé à clignoter », a raconté Akayla Gardner, correspondante pour MSNOW. « C’est la première fois, à notre connaissance, qu’on nous refuse l’accès à la Maison-Blanche », a-t-elle ajouté. Des journalistes de CNN et la correspondante de Politico, Cheyenne Haslett, ont également été éconduits samedi matin. Quelles sont les réactions ? Pas très positives, on l’imagine. « Le peuple américain doit pouvoir contrôler grâce à une presse libre et indépendante ceux qui sont élus, que les responsables gouvernementaux voient cela d’un bon œil ou non », a déclaré l’Association des correspondants à la Maison-Blanche, qui exhorte Donald Trump à faire machine arrière. « Le président Trump et son administration sont déterminés à intimider et à sanctionner les médias qui publient des informations qui ne lui plaisent pas », a quant à lui regretté un porte-parole du New York Times. Côté politique, Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat, accuse le président « de faire ce que les dictateurs ont toujours fait à travers l’Histoire ». C’est une première ? Pas pour Donald Trump. Rappelons que lors de son premier mandat et depuis son retour au pouvoir début 2025, il a de nombreuses fois attaqué des journalistes ou médias, que ce soit devant les tribunaux, sur Truth Social ou verbalement. Rappelons aussi qu’il a écarté du Bureau ovale l’agence de presse Associated Press car cette dernière avait refusé d’adopter l’appellation « Golfe d’Amérique » pour le Golfe du Mexique…