D'une représentante du sud de la Floride qui critique la politique migratoire du président à un ancien stratège de George W. Bush qui appelle à voter pour un démocrate au Texas, plusieurs personnalités du Parti républicain prennent leur distances avec Donald Trump à l'approche des élections de mi mandat. En cause notamment : les dérives de l'ICE et des propos outranciers désormais ouvertement assumés par une frange grandissante de la formation.

Publié le : 20/09/2026 - 05:09Modifié le : 20/09/2026 - 07:02

Avec notre correspondant à Atlanta, Edward Maille

Alors qu'il s'agissait de l'une de ses promesses de campagne, le président américain Donald Trump se retrouve aujourd'hui sous pression sur le front de sa politique de lutte contre l'immigration illégale. En cause : les multiples entorses aux procédures, les arrestations violentes et les violations du droit auxquelles la police de l’immigration, l’ICE, s'est livrée... et qui sont aujourd'hui vivement décriées jusque dans son propre camp. À moins de deux mois des élections de mi-mandat, plusieurs figures républicaines ont en effet dénoncé cette semaine les méthodes de l’ICE.

Tel est par exemple le cas de María Elvira Salazar, qui vient de diffuser une publicité de campagne acerbe contre Donald Trump. Représentante du sud de la Floride au Congrès - une région où vit une très importante population hispanique -, celle-ci joue sa réélection en novembre. « Monsieur le Président, certaines de vos mesures en matière d’immigration sont allées trop loin. En juillet, 50% des 50 000 personnes placées en détention n’avaient aucun antécédent judiciaire. Méfiez-vous de ce que vos conseillers vous disent sur les politiques migratoires, peut-on notamment l'entendre dire. Ces mêmes Hispaniques qui vous ont aidé à accéder à la Maison-Blanche en 2024 se sentent aujourd’hui trahis. »

Ancien stratège de George W. Bush, Karl Rove a lui publié une tribune dans le Wall Street Journal dans laquelle il explique qu’il votera pour un candidat démocrate pour un poste d’élu au Texas, justifiant son geste par les propos tenus par son rival républicain, Bo French. Sous une photo qu'il a publiée montrant des étudiants d'une université américaine semblant être d’origine asiatique ou hispanique, ce dernier a par exemple écrit : « J’ai entendu dire que la cérémonie de remise des diplômes […] ressemblait à ça cette année. Je n’en reviens pas. Le problème est désormais manifestement bien pire que ce que quiconque avait imaginé ». Face à de telles sorties, l’ancien proche de George W. Bush a dit regretter que le Parti républicain compte dans ses rangs un nombre croissant de Bo French dans tout le pays...

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