Bien qu’elle promeuve certaines mesures pour les droits des femmes, la Première ministre Sanae Takaichi manque de volonté politique vis-à-vis des questions d’inégalité entre les sexes, déplore la presse japonaise, qui constate amèrement que l’archipel est toujours aussi mal classé dans le dernier classement du Forum économique mondial sur le sujet.

À la 117e position sur 145 pays. Voilà où figure le Japon dans le dernier classement du Forum économique mondial en matière d’égalité femmes-hommes, publié le 16 septembre. Les performances de l’archipel restant très basses depuis des années, les médias locaux ont déploré à l’unisson cette information. “Bien qu’il y ait une amélioration par rapport à l’année dernière [où le pays était situé à 118e place], c’est le pire score des pays du G7. Même dans la zone Asie-Pacifique, c’est le troisième des plus mauvais chiffres”, constate avec amertume la chaîne de télévision Nippon TV.

Les résultats du Japon dans certains domaines sont moins catastrophiques que dans d’autres : le pays figure à la 68e place en matière d’éducation et à la 49e pour ce qui est de la santé. Mais Tokyo accuse un retard net dans les secteurs de l’économie (119e) et, surtout, de la politique (121e).

Un changement majeur est néanmoins intervenu sur la scène politique l’an dernier : en octobre 2025, Sanae Takaichi, victorieuse de l’élection à la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir, a accédé au plus haut sommet de l’État en devenant Première ministre. Une première dans l’histoire de la démocratie parlementaire de l’archipel, longue de plus de 130 ans. Cette nouveauté “a renvoyé aux oubliettes le

Au Japon, l’essor des robots de compagnie animés par l’IA

Au Japon, mort d’Isao Harimoto, icône du base-ball et figure du mouvement antinucléaire

Le Japon enregistre un nombre record de centenaires

“Chiikawa”, l’anime japonais “plus Dostoïevski que Hello Kitty”