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Comment Gillian Anderson est-elle devenue une icône queer ?
Elle est la star de « X-Files », de Sex Education, et aujourd’hui à l’affiche de « Teenage Sex and Death at Camp Miasma ». Gillian Anderson va incarner une actrice lesbienne de film d’horreur, tambant dans une relation psychosexuelle avec sa réalisatrice. Et ce rôle ravi tous ses fans appartenant à la communauté LGBTQI+. Car depuis plusieurs années, la star est devenue une icône de la communauté queer. Pourtant, elle a incarné peu de personnages de cette communauté. Alors comment est-elle devenue si appréciée des personnes LGBTQI+ ? « Gillian Anderson et Dana Scully m’ont rendue gay » Pendant très longtemps, des vidéos de jeunes femmes lesbiennes ont tourné sur Internet, avec la mention « Gillian Anderson et Dana Scully m’ont rendue gay ». Une tendance à laquelle l’actrice a répondu de manière très positive : « Ravie d’avoir rendu service ». Elle a toujours apporté son soutien à la communauté LGBTQI+. Si elle a incarné majoritairement des personnages hétérosexuels, beaucoup avaient des traits queers. Mais dans tous les personnages féminins qu’elle a incarnés, il s’agissait toujours de femmes fortes. Dana Scully de X-files, en tant que femme terre à terre, logique et particulièrement intelligente en est un modèle. Son charisme et sa sensualité ont permis à beaucoup de jeunes femmes de se découvrir. On pense aussi à son personnage de Jean Milburn, sexologue touchante et excentrique de Sex Education. Dans une série où les héros sont des adolescents, ce personnage s’est démarqué. Elle est même devenue une « safe place », à qui l’une des héroïnes, Aimee, peut se confier sur son agression sexuelle. Plus récemment, dans The Abandons, elle incarne une magnat du pétrole à l’époque de la conquête de l’Ouest, en lutte face à une autre femme forte, incarnée par Lena Headey (Game of Thrones). La relation houleuse entre ces deux femmes puissantes qui luttent pour leur survie dans un monde d’homme n’a pas manqué de parler à la communauté lesbienne. La plus punk de tes copines Ce qui fait de Gillian une icône queer, c’est aussi sa personnalité décalée. Dès l’adolescence, elle montre déjà sa différence. Ses camarades de son lycée du Michigan la désignent comme « fille la plus bizarre » et « fille qui a le plus de chances d’être arrêtée par la police. Selon la magazine Têtu, elle est inspirée par la mode londonienne, s’habille dans le style punk, se teint et se rase les cheveux, et se perce le nez. Si aujourd’hui elle a un peu abandonné le total look noir, Gillian Anderson reste une punk dans l’âme. Elle aime aborder les sujets tabous sur ses réseaux. Inspirée par son rôle dans Sex Education, l’actrice de 58 ans a écrit deux livres, Want et More autour de des désirs et fantasmes sexuels des femmes. On ne compte plus le nombre de photos d’elle avec des sextoys en main. Et cette libération de la parole sur le sujet de la sexualité est une thématique très importante pour la communauté LGBTQI+. Un coming-out tardif Dès 2012, alors qu’elle incarne une détective bisexuelle dans The Fall, l’actrice révèle avoir eu déjà eu des relations avec des femmes au magazine queer Out. En 2015, elle affirme au Telegraph être prête à voir à nouveau les femmes comme de potentielles partenaires : « Je l’ai déjà fait et je ne suis pas fermée à cette idée. Pour moi, une relation consiste à aimer un autre être humain ; son genre n’a pas d’importance. » Pourtant, pendant longtemps elle se présente toujours comme hétérosexuelle. Mais c’est en écoutant d’autres femmes de son âge qu’elle se questionne à nouveau sur sa sexualité. Dans une interview pour The Australian, elle révèle se considérer comme pansexuelle (le fait de ne pas prendre en compte l’identité de genre dans les relations sexuelles et romantiques). Une révélation qui a définitivement élevé Gillian Anderson au rang d’icône queer.
Source
20 Minutes France
· Maelys Courpotin