Après le piratage de la start-up Hugging Face par un modèle d'OpenAI cet été, un autre cas de piratage grâce à l'intelligence artificielle, remontant au mois de juillet, vient d'être révélé. Cette fois, c'est OpenAI qui était ciblé. Même s'il ne s'agissait que d'un test, l'expérience pose question.Comme d'autres entreprises, OpenAI invite parfois à une "chasse aux bugs". L'idée est que des experts en sécurité informatique indépendants recherchent d'éventuelles vulnérabilités dans son système. Un moyen de tester ses défenses. À lire aussi Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, rejette les appels à ralentir le développement de l'IA "Trois gars avec un accès à Claude"Et le 25 juillet dernier, trois de ces experts, de la start-up Hacktron AI, ont réussi à pirater le créateur de ChatGPT. Ils ont fait appel à Opus 5, une version optimisée de Claude, le modèle du concurrent Anthropic. Opus 5 n'a eu besoin que de quelques heures pour accéder aux serveurs d'OpenAI et à des comptes ChatGPT, en passant par un forum en ligne. Hacktron AI a rapidement alerté le laboratoire de sa découverte. OpenAI affirme avoir résolu les problèmes identifiés.De quoi susciter certaines inquiétudes. "Nous ne sommes que trois gars avec un accès à Claude", a confié l'un des experts au Wall Street Journal. Si une petite structure parvient à pirater l'un des leaders de l'intelligence artificielle, que pourrait faire la Chine, par exemple ?