Emmanuel Macron avait envoyé une invitation intrigante aux chefs de partis et à la presse, afin de leur partager des « informations » sur les crises géopolitiques en cours. Et à leur sortie de l’Elysée, ce vendredi 18 septembre, l’attention d’une partie de ses interlocuteurs se focalisait, à raison, sur la menace russe. A la suite de la multiplication des attaques ayant visé l’Europe ces dernières semaines, et à sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat avait en effet demandé aux patrons du renseignement français (DGSE, DGSI, DRM et SGDSN) de briefer les leaders politiques. En conférence de presse, il a prononcé plusieurs diagnostics forts : « La nature de l’agressivité russe et de ses menaces en Europe change. […] Nul n’est à l’abri. Nous sommes dans un moment de vigilance », a-t-il souligné avant de confirmer que la France avait été victime d’attaques « informationnelles et cyber ». Pour autant, la partie la plus significative de son intervention concernait l’autre grande crise du moment, au Moyen-Orient, qui menace à plus court terme l’économie mondiale et le pouvoir d’achat des Français. Face à une détérioration rapide des chaînes d’approvisionnement en hydrocarbures, le prés…