Après avoir vécu durant douze ans à Londres, ce couple d’Irlandais s’est installé dans le Tarn en 2019. Malgré leurs racines gaéliques, leurs deux fils “ont la France dans le sang”, raconte la mère dans le quotidien britannique “The Times”. Tandis que le premier est “très versé dans le mélo” et “apprécie la beauté dans le quotidien”, le deuxième, né dans l’Hexagone, “a les manières d’un vrai petit Tarnais”.
“Buuuut !”* Les bras croisés sur la poitrine, les mains glissées sous les aisselles, mon garçon de 6 ans imite la célébration de Kylian Mbappé. Avec Dex, mon mari, on est sidérés. Comment en est-on arrivés là ? Aucun de nous ne s’intéresse au foot, ni de près ni de loin. Et soutenir la France en Coupe du monde ? C’est pas possible.*
En même temps, ça devait arriver. À chaque Tournoi des Six Nations, nos garçons ont le plus grand mal à choisir leur camp : l’Irlande, où Dex et moi sommes nés et avons grandi, ou la France, leur terre d’adoption ? Souvent, William, 8 ans, préfère rester neutre, pour ne pas faire de peine à ses parents. Son petit frère, Sasha, est par nature moins soucieux de plaire. Une année, pour nous punir de l’avoir privé de dessert, il nous a annoncé qu’il espérait que l’Angleterre gagne.
Quand, en 2019, nous nous sommes installés dans le sud-ouest de la France, après douze ans à Londres, nous n’imaginions pas que nous finirions par élever de vrais petits Français. Nous avions bien des raisons de nous expatrier, à commencer par un ras-le-bol du Brexit, et la recherche d’une meilleure qualité de vie. Mais surtout, Dex et moi étions fans de tout ce qui était français.
Je suis née un 14 juillet et, quand j’étais petite, je venais en vacances l’été en France : une
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Le plus ancien des quotidiens britanniques (1785) et le plus connu à l’étranger appartient depuis 1981 à News UK, propriété du milliardaire Rupert Murdoch. De tendance conservatrice, il a longtemps été le journal de référence et la voix de l’establishment. En 2016, The Times se prononce contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et continue de militer pour la préservation de bonnes relations avec le continent.
Aux quelque 360 000 lecteurs du journal en version papier s’ajoutent plus de 400 000 abonnés numériques. Au début de l’agression russe en Ukraine, le 24 février 2022, le site de The Times (partagé avec son édition dominicale The Sunday Times) enregistre 1 000 nouveaux abonnements par jour, reflet de son excellent travail de terrain en matière d’actualité internationale. Sept reporters couvrent le conflit en permanence, sur le terrain.
En 2020, News UK a lancé Times Radio, station de radio généraliste pensée pour concurrencer BBC Radio 4, l’équivalent britannique de France Inter. Animées en partie par des journalistes de la rédaction de The Times, ses émissions attirent un demi-million d’auditeurs par semaine.
Général
Au secours, mes enfants sont devenus de vrais petits Français !
Source
Courrier International
· Alix O'Neill