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Acheter une place de parking : pourquoi c'est encore une bonne idée
À Paris, Bordeaux ou Lille, les rues se piétonnisent, se parent d’espaces verts et se couvrent de pistes cyclables. Les places de stationnement sur la voirie s’amenuisent et la verbalisation des infractions coûte de plus en plus cher. Pourtant la demande reste forte et constante : les automobilistes cherchent vainement à garer leur véhicule.Pour les locaux, la location de parking devient une nécessité. Contrairement aux logements, une place de stationnement reste encore un actif immobilier abordable. Dans les grandes métropoles, sa cote évolue entre 10.000 et 50.000 euros. Alexandre Lacharme, auteur d'"Investir dans les parkings pour créer sa liberté financière" aux Éditions Eyrolles, est propriétaire d’une centaine de parkings. Il affirme à TF1info que le prix d’une place fluctue peu par rapport aux logements : "À Paris, par exemple, la valeur du mètre carré a doublé en vingt ans. Le coût des parkings reste décorrélé de l’immobilier d’habitation et à Paris, les prix ont augmenté mais pas dans cette proportion. Il y a toujours de la demande et la rentabilité reste constante."Les places de stationnement prennent plusieurs formes : un simple emplacement délimité par des marques blanches, une place en sous-terrain surveillée par des caméras ou un gardien, ou un garage fermé. "Les boxes coûtent plus cher et se louent en général 10% de plus. Les locataires s’en servent pour stocker leurs affaires personnelles et il y a moins de rotation et de vacances locatives", témoigne le professionnel. Les lots les plus chers se situent souvent dans les quartiers anciens à la circulation restreinte. Les usagers préfèrent les places faciles d’accès. "La manière de chercher sa place ne diffère pas de celle d’un appartement : agences immobilières, SeLoger, sites de partage communautaires comme Leboncoin, bouche-à-oreille…", ajoute Alexandre Lacharme. Faciles à gérer En tant que propriétaire d’un investissement locatif, vous devez déclarer les loyers perçus sur vos revenus locatifs et vous acquitter de la taxe foncière. Elle reste abordable : autour d’une fois et demie le loyer, environ 150 euros à Paris. Contrairement aux logements, la gestion locative du parking ou du garage reste rudimentaire. Il se soumet au Code civil (article 1708 (nouvelle fenêtre)et suivants) et non à la très restrictive loi ALUR. La durée de location, le délai de résiliation et le montant du dépôt de garantie (nouvelle fenêtre) restent libres. "Cette législation est souple. Le propriétaire peut résilier le contrat de location du box lorsqu’il le souhaite et sans motif ni préavis. Il peut augmenter les loyers tous les ans et la caution n’est pas encadrée", précise Alexandre Lacharme.Entre deux locataires, l’état des lieux compte peu et le diagnostic de performance énergétique (nouvelle fenêtre) n’existe pas. La présence d’une prise de recharge pour une voiture électrique ou d’importantes charges de copropriété peuvent faire évoluer les prix : "Il faut rester néanmoins vigilant et regarder les charges et le règlement de copropriété avant d’acheter. Les parkings bradés cachent des charges importantes (ascenseur, gardiennage, sécurité, etc.)", prévient Alexandre Lacharme. Pour rappel, dans une copropriété, les charges se répartissent en fonction des tantièmes. En l’occurrence, pour un garage ou une place, vous représentez une part infime de l’ensemble de l’immeuble et ne payez que quelques dizaines d’euros par an.Côté rentabilité, les résultats oscillent entre 5 et 10% par an. "Dans les grandes villes, vous pouvez diviser votre place en deux ou trois pour accueillir plusieurs deux-roues", conseille Alexandre Lacharme. Le professionnel observe un vrai regain d’intérêt pour ce produit d’investissement : "Le monde est tellement en crise avec plein d’incertitudes et un pouvoir d’achat qui s’érode. Les particuliers cherchent des alternatives à l’investissement dans l’immobilier, devenu trop onéreux. Ils ont du mal à obtenir leur crédit. Le parking reste tangible et apporte un côté rassurant." À l’instar d’un achat immobilier, il faut passer chez le notaire, signer une promesse de vente et attendre au moins deux mois pour valider l’achat. "Je considère que c’est un produit de diversification de l’épargne. C’est un bon moyen pour les jeunes ou les débutants de se lancer", conclut le professionnel.
Source
TF1 Info
· Geoffrey LOPES