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A Paris, la Techno Parade a "monté le son" contre la loi Ripost, après deux ans d'absence
"Debout contre la loi Ripost !" Après deux ans d'absence, la Techno Parade, vitrine des musiques électroniques, a réuni 350 000 "teufeurs" et curieux, samedi 19 septembre à Paris, selon les organisateurs. De Bastille à Nation, en passant par le coeur de la capitale, les chars bardés d'enceintes XXL ont monté le son un peu plus que d'habitude pour exiger "l'abrogation de la loi Ripost". Promulguée cet été, cette loi fait de l'organisation d'une free party - par essence une fête sans déclaration, autogérée -, un délit pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. Participer à ces "teuf" peut entraîner jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende."Avec la loi Ripost, nous sommes confrontés à une loi déconnectée de la réalité", a déclaré Tommy Vaudecrane, président de Technopol, association de défense des musiques électroniques et organisatrice de la Techno Parade. Technopol demande son abrogation et des négociations interministérielles "pour substituer la concertation à la prison". Elle rappelle que les musiques électroniques françaises figurent à l'inventaire du Patrimoine culturel immatériel français depuis fin 2025.Pour l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, fidèle de la marche techno qu'il a initiée en 1998, "la loi Ripost, rigide et autoritaire, n'est pas bonne". "Il faut un dialogue nouveau avec les pouvoirs publics pour arracher le droit à la fête et contre toutes les tentatives de répression", a-t-il dit lors de la marche. Dans un communiqué, Technopol a toutefois nettement pris ses distances avec Jack Lang, dont les échanges avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein ont été mis au jour en début d'année, et dont "la venue ne résulte (...) ni d'une invitation ni d'une démarche de notre part".
Source
Franceinfo
· franceinfo avec AFP